Monday, August 25, 2008

the truth about dating

Dans la série "bibi goes to london"... je rajoute le suffixe "to meet a man" et j'enchaine.

Rencontrer un mec à Londres c'est pas plus facile qu'ailleurs - que nenni, je serais même prête à lancer, comme ça, à tous vents, que c'est encore plus compliqué que dans une ville de province, où l'avantage est que "everybody knows your naaaame".

Oulala on ne s'enflamme pas, amis lillois, on est d'accord que Londres est gigantesque? Lille intra muros (ouais on compte pas Mouvaux) c'est 500 000 habitants (et chuis large) et la Supérieure métropole (et là, Mouvaux, et surtout Villeneuve d'Ascq et Bousbecques sont comptés - mmmm tant de possibilités supplémentaires) compte maxi 1 200 000 habitants (et po un d'plus).

Bon, Londres c'est 7 200 000 - 7.2 millions si on veut - ça fait tout de même plus de chances de trouver l'âme soeur non? C'est aussi ce que je croyais - mais apparemment tout le monde ici aussi est maqué à 30 ans - enfin tous les gens que je rencontre le sont. Y'a une date de péremption tacite sur la marchandise qui signale à tout le monde "attention, vieille peau". Je ne me considère pas ainsi mais j'avoue que la bellette au bar est jeunette. Alors si t'es en couple t'as le droit de t'asseoir à une table au fond, mais si tu pouvais partir à minuit, ce serait sympa, merci. Mais si t'es célibataire à 30 ans - on peut plus rien pour toi ma vieille - euuuh, ma poule.

Donc les bars c'est hors jeu (whyyyyyy? moi qui adore les bars...) Il ne reste plus qu'à trouver autre chose. Les amicales de rencontres pour adultes esseulés au pub le samedi après midi (ça me déprime), les clubs sportifs (moi? haha), les rencontres internet (beeuurk, que des loozbroques), j'ai même essayé le starbucks (il faut s'installer à une table avec un livre intellectuel et attendre les dragueurs - ça marche pas, je dois être vilaine).

Donc voilà, moralité, c'est pas facile - en tout cas pas plus qu'à Lille - mais au moins y'a plus de beaux mecs - ça les cocos, c'est pas difficile - mais des mecs de partout, des grands, des exotiques, des bronzés, des roux, des punks, des costards, des musicos, des avironneurs, des glandus, des geeks, des jeunes, des moins jeunes... des beaux mecs à toutes les sauces, pour le plus grand plaisir des yeux.

L'anglais ne sait malheureusement pas draguer - enfin il ne drague pas à moins d'être saoul - et c'est pas sexy un mec saoul - faut être dans le trip. Le lillois drague mal, comme un lourdeau, il manque de subtilité et surtout il cauj comcho - et ça c'est pas sexy non plus.

Moralité faut aller en suisse - 48% de célibataires il parait. Tant qu'ils n'incluent pas les moins de 18 ans et les retraités ça peut être bon signe. Il sait draguer le suisse? parce que moi je sais pas non plus alors on va être mal...

Monday, July 21, 2008

not just a pretty face

Quand je m'ennuie (comme maintenant) je vois ca comme une opportunite creative - un moment ou je peux apprendre quelquechose sur internet, ou reflechir a ce que je veux faire dans la vie.

Ma vie commence a etre bien entamee alors je ne peux malheureusement plus dire "quand je serai grande" mais ca manque pourtant de m'echapper regulierement.

Quand je serai grande je serai... pompiere! pour habiter avec plein de beaux mecs! ouais enfin voila le genre de reve etrange et merveilleux que je fais lorsque je pense que mon avenir professionnel est encore dans la balance.

Mais l'est il encore, ne serait-ce qu'un peu? dur a dire... Mon bilan de competences, debut 2007, avait deconseille un changement de carriere car la com', son cote strategique et sa diversite me vont bien, qu'ils ont dit.

Le probleme c'est (enfin l'un des problemes) que le monde dans lequel je vit voit la com' d'un oeil un peu suspicieux - et mon cote parfois greluche accentue cette impression basee sur les petasses qui adooooorent les relations publiques - pardon, je veux dire les peubliques rilaicheuns.
Ou est donc la substance? le fond? ou sont les enjeux, les strategies, les retours sur investissements? ou sont les chiffres, les evaluations, les parts de marche?

Je ne sais pas toujours repondre a ces questions, mais je sais que sans un objectif de reputation, une organisation n'est rien qu'un gagne pain sans ambition. Parfois quand je demande l'objectif de communication d'une boite, on me repond "bah, la notoriete bien sur". haha tres drole (imaginez bibi avec des veines bleues qui lui sortent du front les yeux encore plus exhorbites que d'habitude).

On a tous reve de notoriete un jour mais laquelle et pour quoi?

Si l'objectif est la notoriete en elle meme, on est dans une situation paris hilton classique : "je veux etre connue" - oui mais pour quoi? - "bah chepa moi... pour etre dans la presse?" - ok mais pour quelle raison? - "eeeuh, parce que mon ex a diffuse une video porno ou j'ai le premier role"
ah ok... alors on va dire que paris hilton est une formatrice hors pair au kama sutra? on peut essayer... en revanche on ne fera croire ca a personne... faut etre un peu credible tout de meme.
Donc voila la question de com' s'arrete la pour aujourd'hui, mais a bon entendeur, la valeur marchande de paris hilton est basee sur une recette magique : nom connu + sexe = $$$.

Ce qui nous amene a la vraie question - quelle est la strategie du groupe d'hotels, et en quoi paris y est elle instrumentale? Et moi, comment pourrais-je les aider? mmm - vais y songer la prochaine fois que je m'ennuie. la j'ai des relectures a faire (yaaaaaaaawn).

Friday, July 18, 2008

auntie bibi

ah bah si j'avais su que y'avait un creneau, j'aurais fait ce site moi meme! hahaha!
Je suis donc, d'apres le site americain http://www.savvyauntie.com/ une PANK "professional aunts with no kids of their own" - parce que j'ai une petite filleule trop choupinette, et que toutes mes copines ou presque ont des enfants que j'adore.
le fait que j'en n'ai pas moi meme - bah pour l'instant c'est que du bonus parce que je les apprecie, les aime, les divertis, puis les rends.
Et aujourd'hui je suis trop contente car je rentre a lille et que je vais voir plein de mes mini-copines, et ma ptite filleule qui est deja presque aussi grande que moi a 2 ans (c'est moi qui suis pas tres grande je pense).
alors a quand la version francaise du site www.tatisait.com pour la TPSE - "tata professionnelle sans enfants" ? je sens une idee qui bourgeonne...

Friday, July 11, 2008

goodbye england...

Je suis un peu en crise aujourd'hui. J'ai demissionne la semaine derniere - pleine d'energie, et de peche, je veux absolument tenter l'aventure ailleurs qu'a Londres. Mon blog bibilondon n'a plus que quelques mois d'activite devant lui, avant que je ne jette l'eponge saturee de pluie pour des contrees plus sauvages - mais pas forcement moins humides.

Berlin me semblait une destination sympathique et excitante mais une personne avec qui j'ai parle lors de notre "houseparty" le weekend dernier, m'a dit qu'il avait quitte sa ville d'origine a cause du manque de dynamisme du secteur tertiare - lui meme journaliste, il avait lutte pendant longtemps pour pouvoir rester dans cette ville ou il se sentait si bien mais avait fini par se resoudre a partir.

A Londres ca tourne bien pour lui - son anglais est par ailleurs excellent - il ne manque pas de boulot. Mais la crise approche a grands pas, aux dires de mes contacts dans le milieu de la finance, chez qui les problemes sont deja bien en face. Kerviel et companie ont mis la machine en route, y'a plus qu'a attendre, parait il, pour voir le marche immobilier s'effondrer. Deja les prix ont commence a baisser et les banques ont reduit les possibilites d'emprunt. Il etait temps entre nous, mais certaines personnes sont aujourd'hui coincees dans leurs appartements minuscules qui valent une fortune (deux fois les prix de Paris a peu pres), et qui ne peuvent pas les vendre, car personne ne peut les acheter.

Ce n'est pas rejouissant j'avoue. Dans cette societe de consommation par excellence, le plus fort est le taux d'endettement par personne. Je ne connais pas une seule personne ici qui ne soit pas en train de rembourser ses credits revolving ou ses prets d'etudiants - et la plupart sont juste locataires de leurs appartements. Si on veut vivre dans la realite, Londres c'est pas l'endroit ideal. Tout n'est qu'apparences et valeurs virtuelles - le monde de la finance controle les hauts comme les bas de l'economie, et les financiers sont les seuls a pouvoir se permettre les vraies exhuberances avec leurs bonus annuels en centaines de milliers, voire en millions de livres. Les autres vivent a credit, et je ne mens pas quand je dis qu'on n'a pas vraiment le choix dans ce pays.

Moi qui n'ai pas cette culture dans la peau, j'essaie de rester dans le vert. Sur papier mon salaire est sympa, mais il est a peine suffisant pour le quotidien, avec mon loyer exhorbitant, qui est pourtant une affaire dans mon quartier. Alors j'en ai marre. le socialisme me manque, plus que je ne l'aurais imagine. Il me fallait voir de mes propres yeux et maintenant je suis prete a repartir.

Wednesday, July 9, 2008

it sends shivers down my spine

Aujourd'hui il pleut a verse. Que dis-je, c'est torrentiel. La multiplication des flaques d'eau fait que ca ressemble plus a la region de Friesland qu'a la capitale du Royaume Uni. Bouh, j'aime pas avoir les pieds mouilles.

(Du coup je ne vais pas au boulot en velo ces derniers temps, pourtant ca me ferait du bien, je sais, mais j'ai pas mon K-way. Faudra que je pense a le ramener.)

Chose etrange cependant, je remarque avec effroi que les filles n'ont pas l'air de s'apercevoir qu'il fait un temps de chien et que tous les doigts de pieds magenta sont encore visibles, les tongues font "floutch floutch", et les debardeurs sont toujours aussi echancres.

Je guette les apparitions de chair de poule pour me rassurer que je ne suis pas assise a cote des personnages de la serie "V" mais je ne suis pas rassuree - je pense que les ecailles sont sous la peau, car elles n'ont l'air de s'apercevoir de rien. bizarre bizarre.

Ce n'est pas la premiere fois que je me pose des questions sur l'insensibilite au froid des anglais(es) mais je ne pensais pas que ca s'etendait a la pluie. On a l'habitude de les voir en sandales en janvier, avec leurs mini jupes et leurs jambes violacees, gamberger en vacillant dans le quartier des Halles mais je pensais que c'etait grace a (ou a cause de) l'alcool.

Non non non, je dois revoir ma theorie : ce matin a 8.30, alors que j'etais en chaussures fermees, pantalon d'hiver, gilet, imper et parapluie (le tout admirablement coordone dans les tons noirs), j'ai croise beaucoup trop de demoiselles en tongues. A 8h du mat je ne pense pas qu'elles etaient ivres, ou si elles l'etaient, j'ai encore d'autres enquetes a mener...

Tuesday, June 24, 2008

une fois n'est pas coutume...

voici mes vacances à Chypre... style à l'anglaise! j'ai peur car je n'écris plus assez en français - ça s'oublie. Ces derniers temps j'écris en anglais - et beaucoup, en plus. Mon travail récurrent consiste à écrire des articles en anglais. J'avais envie de raconter mes vacances en anglais - surtout car la Chypre c'est un peu comme l'angleterre mais avec le soleil - c'est pas moi qui le dit, c'est une anglaise rencontrée sur place - et c'est pas forcément une bonne chose.

Je vais faire un effort pour reprendre le clavier très bientôt, ou mon lectorat de 2 que vous êtes risque de m'oublier, si ce n'est deja fait... Voici quelques photos pour tenter de me faire pardonner.

We stayed at the Konnos Bay, on the eastern side of Cyprus, facing onto Syria - a rather basic but nice self-catering arrangement on a beautiful coast, unfortunately taken over by the British tourism industry.

Tattoo towns and clubbing mecca "Agia Napa" are down the road from there, but we pushed further with our Toyota Lancer and air con' on full blast. Amongst others, we went to Nicosia, the capital and "the last split city in the world", where you can get a visa to have Ayran and Turkish pizza on the other side of the road (and for a quarter of the price), and to Pana Whatsit, where Rob and Tina from Liverpool tried to sell us some of their traditional Cypriot lace.

Famagusta's last and closest viewpoint (EU side) was also the only opportunity to see the sorry sight of this previously popular and affluent beach resort now under Turkish occupation since the seventies. Anita has been making a nice living by charging tourists a euro each to look at the checkpoint (soon to be re-opened) and the no-man's land which stands between the zones, all from a terrace at the top of her house.

This desolate area under UN control acts as a buffer since the violent events which set apart the Greek-Cypriot and Turkish-Cypriot communities. We gladly paid up - it was strangely, quietly, and uncomfortably worth it.

Thursday, May 29, 2008

keks in the cinema

C’est un etrange phenomene de societe, celui de la ruee dans les salles de cinema le jour de sortie. Hier soir environ 400 personnes de sexe feminin se sont entassees dans une salle de cinema a 20.20 pour voir Sex and the City – le film. Mes collocs ont achete plein de billets, nous etions 8 a la maison des 18.30 pour la preparation. Pendant une demi heure, trois des filles se sont echange leurs secrets de maquillage en appliquant rouge a levres et fards en tous genres, elles se sont aussi coiffees et habillees comme pour un samedi soir alors que nous etions mercredi et que nous allions au cinema du coin. Ce dernier est loge assez confortablement dans l’enceinte du centre commercial de wandsworth, il est aussi entoure de ‘restaurants’, nous y avons donc aussi dine vers 19.30, des nouilles type Wagamama version centre commercial (le nom m’echappe – eketchi ? ekichu ? pas tres memorable en tout cas).

8 anglaises de moins de 25 ans (oui, je me compte dedans) ont donc bu plein de vin et mange des nouilles plutôt bonnes avant d’aller remettre une couche de rouge. Pendant que 3 allaient attraper des places, 3 autres faisaient la queue aux bonbons et encore 2 achetaient le pop corn. Une organisation digne du grand Jules Cesar, empereur et conquerant genialissime.

Le film en lui-même – sympa et rigolo – pas du tout aussi top qu’annonce, avec carrement des moments nuls. Mais je n’en dirai pas plus pour ne rien gacher. Le seul veritable point sensible etant que meme si j’aimerais m’amuser autant que Carrie Bradshaw a 40 ans (un peu plus meme si possible), j’aime pas penser a la possibilite d’etre encore celibataire dans 10 ans. J’en fremis, meme.